Rédigé par Nicolas dans Best Of, Jeux Vidéo, Tests | 1 commentaire
Test DIRT 3
Un peu moins de deux ans après Colin McRae : DiRT 2, Codemasters met à jour son célèbre jeu de rallye avec Dirt 3, énième opus d’une série lancée en 1998 avec Colin McRae Rallye. Au fil de 13 longues années au cours desquelles le gameplay et la réalisation du titre ont sensiblement évolué, Dirt 3 revient cette année animé de grandes ambitions. Codemasters tient-il ici la nouvelle référence en matière de jeu de rallye ? La réponse dans notre test.
Prise en main et gameplay
Dès les premières minutes de jeu, Dirt 3 ne laisse pas indifférent et c’est en soi une bonne nouvelle pour le titre de Codemasters. Pas totalement arcarde, mais néanmoins dépourvu de certains petits détails qui nous inciteraient à le classer au rayon des simulations, Dirt 3 propose une jouabilité bien à lui et requiert quelques minutes d’adaptation. Il ne faut donc pas se décourager si lors des premières courses, votre balade sur les routes sablonneuses se transforme brusquement en randonnée forestière, lorsque les slaloms entre les arbres vous font oublier, l’espace de quelques instants, les enjeux chronométriques. Car oui, Dirt 3 est exigeant. Mais l’une des grandes forces du titre réside également dans son accessibilité. Si tout cela peut paraître quelque peu paradoxal, Codemasters nous propose un jeu réaliste, mais pas pour autant rebutant. Conséquence directe, les fans de rallye les plus absolus, mais aussi les novices en la matière, prendront du plaisir à suivre scrupuleusement les conseils de leur co-pilote. Le rôle de ce dernier est en effet essentiel dans le jeu et il n’est pas rare d’atterrir dans un platane lorsque les instructions de votre bras droit ne sont pas clairement appliquées. Rassurez-vous cependant, Dirt 3 procure un réel plaisir de conduite et l’on prend très vite goût aux dérapages et aux sauts après quelques minutes de prise en main.

Graphismes, environnement et animations
Techniquement parlant, Dirt 3 a plutôt fière allure et propose des graphismes tout à fait convenables, si l’on excepte un mode multijoueur loin d’être optimisé au niveau technique (les graphismes en prennent un sérieux coup lors des parties à plusieurs). Si Dirt 3 n’incarne donc pas de révolution (dans ce domaine, le titre de Codemasters reste selon nous en retrait par rapport à un Gran Turismo 5 par exemple), la modélisation des véhicules et la reproduction de l’environnement de course offrent un résultat plutôt convaincant. On pense notamment à l’impression de vitesse, assez réaliste avec la vue intérieure du véhicule. Pour poursuivre au sujet des voitures, on apprécie également le réalisme des dégâts occasionnés par les nombreuses sorties de route. Sur les chemins les plus exigeants, votre véhicule prendra parfois des allures de poubelles sur roues, prête à rallier la casse une fois la ligne d’arrivée franchie. L’environnement de course, composé d’arbres et de paysage en tout genre selon votre localisation sur le globe, offre un rendu lui aussi très convaincant. Mention spéciale aux courses se disputant sur le sol africain, où la savane offre une immersion très réaliste. Toujours au rayon des coquetteries, on est toujours surpris de voir des spectateurs traverser la route en pleine course. Pas de panique cependant, il est impossible de renverser qui que ce soit. Les courses sur neige et sur glace (qui brillaient par leur absence dans les derniers opus) offrent quant à elles un réel plaisir et raviront sans nul doute les fans du Trophée Andros.

Accessibilité et difficulté
Dirt 3 offre un niveau de difficulté assez vaste et équilibré. Si le mode facile conviendra quelques temps aux joueurs les moins expérimentés, on est tout de même très vite tenté d’aller voir ce qui se passe à l’étage du dessus, dans un mode intermédiaire au sein duquel vous passerez certainement le plus clair de votre temps afin d’acquérir les réflexes indispensables. Quant aux Sebastien Loeb en herbe, ils pourront toujours s’essayer au sein du mode expert, lequel propose un niveau que l’on qualifiera de consistant. Bien entendu, il est possible d’adapter tout cela à ses préférences. Il est par exemple possible d’activer ou non plusieurs assistances comme la ligne de course dynamique, le contrôle de stabilité, la gestion de la puissance ou encore l’ABS. Pour les mordus de mécanique souhaitant personnaliser leur véhicule, le jeu donne accès à quelques réglages au niveau des suspensions, de la hauteur de caisse, du différentiel ou de la répartition du freinage.

Modes de jeu et choix de véhicules
Dirt 3 offre naturellement plusieurs modes de jeu. Outre le traditionnel mode arcade, très appréciable pour se faire la main avant d’aller exporter ses talents au sein du mode carrière, le titre de Codemasters propose un large éventail de courses. Le mode carrière justement, parlons-en. Ce dernier offre une interface des plus basiques et l’on note la disparition des menus 3D intégrés dans le dernier épisode. Codemasters verse donc dans la sobriété. Un changement de cap un petit peu trop radical selon nous, puisque les menus sont un peu vieillots. Une fois le choc visuel surmonté, il est de temps d’aller sillonner les circuits du globe afin de prouver au monde entier que vous êtes un pilote d’exception. Dans Dirt 3, vous incarnez un jeune pilote plein d’ambition, prêt à gravir les échelons afin de dominer la planète rallye. Les victoires sont naturellement l’essence de votre progression et votre réputation augmente progressivement au fil des podiums, si bien que de nombreuses équipes n’hésitent pas à vous solliciter lorsqu’elles décèlent en vous le Sébastien Loeb de demain. Les courses sont diverses et variées et les amateurs de glace, comme les mordus de terre, trouveront de quoi occuper leurs soirées. Le tout est encadré par deux voix off amenées à vous guider tout au long de votre carrière et à vous livrer des conseils dont la pertinence peut parfois être remise en question.
Dirt 3 conviendra également aux fans d’épreuves un petit peu moins académiques. Le titre de Codemasters regorge en effet de courses freestyle, véritable lieu d’expression pour les pilotes les plus marginaux. Dans ce domaine, la nouveauté de taille concerne l’intégration du gymkhana, une épreuve où le spectacle prend le dessus sur la performance pure et dure. Sur un circuit fermé et jonché d’obstacles, vous devez réaliser des figures et appréhender les tremplins et autres semi-remorques afin de prouver au public que votre talent au volant s’exprime en toute circonstance. Les fans de drift trouveront également de quoi assouvir leurs envies de glisse, puisque des épreuves leur sont spécialement réservées. On note enfin la présence d’épreuves en duel (head to head), durant lesquelles vous affrontez votre adversaire sur deux pistes parallèles.

En termes de véhicules, Dirt 3 offre un panel de 50 modèles. On retrouve les incontournables issus du championnat du monde WRC 2010, avec en tête d’affiche la Ford Focus RS WRC et la Citroën C4. Les plus nostalgiques d’entre vous seront également comblés, puisque l’on retrouve plusieurs modèles des années 70 (Ford Escort, Lancia Stratos), 80 (Audi Quattro, Peugeot 205, Renault R5) et 90 (Lancia Delta, Subaru Impreza). Il y en donc pour tous les goûts.
Conclusion
Techniquement abouti et très immersif, Dirt 3 a sans nul doute des arguments à faire valoir auprès des fans de jeux de rallye mais aussi auprès des utilisateurs souhaitant s’initier à la conduite sur terre. Si le mode carrière ne laisse pas forcément de souvenirs impérissables, la grande variété de courses et l’apparition d’un mode multijoueurs confèrent au titre de Codemasters un statut plus attrayant. Le rallye tient donc ici l’un de ses ambassadeurs les plus crédibles.
Graphismes : 14/20
On l’a dit et on le répète, Dirt 3 en impose visuellement. Décors de qualité, véhicules fidèlement reproduits et dégâts matériels sont les grands points forts d’un moteur de jeu convaincant. Seule ombre au tableau : la baisse de qualité en mode multijoueurs.
Bande Son : 12/20
Au niveau sonore, Dirt 3 est moins convaincant. Si les consignes du co-pilote demeurent précises et surtout très précieuses, les musiques et autres voix off présentes dans les menus nous laissent davantage sur notre faim.
Jouabilité : 16/20
Plutôt orienté arcade, Dirt 3 ne se cantonne pas pour autant au côté fun de la conduite et offre de réelles sensations ainsi qu’un vrai niveau d’exigence. Un excellent point pour un titre réaliste mais pas rebutant.
Durée de vie : 13/20
Si le mode carrière manque légèrement de profondeur (on boucle le tout assez rapidement au final), le vaste catalogue de courses, ainsi que l’intégration d’un mode multijoueurs promettent de longues parties endiablées.
Note générale : 15/20
Points forts :
- Graphismes et animations
- Gameplay réaliste mais accessible
- Variété des coures
- Large choix de voitures
- Mode multijoueurs
Points faibles :
- Qualité visuelle décevante en multijoueurs
- Interface dépassée
- Mode carrière un peu simpliste







Les images de ce test sont plutôt impressionnantes, je trouve la brousse bien représentée, c’est autre chose que ce que l’on a l’habitude de voir chez nous.
Je ne suis par contre pas trop d’accord pour l’aspect réaliste, ce jeu est vraiment très arcade je trouve…